Je suis triste sans toi,
J'ai peur que tout s'efface et ne laisse plus qu'un grand froid,
Car ma douleur est la seule chose qu'il me reste de toi,
Un silence pesant et un espoir trop lourd qui pèsent sur ma foi,
Les murs de ma chambre murmurent tous bas,
Renvoyant des échos de rires résiduels qui ne reviendront pas,
Même si la douleur jamais ne s'apaise ni ne décroît,
Mon âme, blessée, saura enfin pourquoi,
Alors accueillons et versons nos larmes d'acide,
Des épines salines venues tout droit des entrailles se tordre en sens inverse, pour se nicher sur un terreau déjà humide,
Déployant, telle la rascasse, un large éventail de fines lames avides,
Capturant doucement une boule qui se meurt et qui prend à la gorge,
Prend garde! Certains s'y saoulent ivres de chagrin,
On les entend encore crier comme des bêtes qu'on égorgent,
Vomir une réelle agonie qui se tasse comme un vieux fruit,
En vain, leurs mains cherchent de l'air mais tout est trop loin,
Car déjà l'être se perd et l'âme se fait fantôme, noyée dans sa propre trace.
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© WizorNaghal

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