L'Automne venait céder à l'hiver
Déployant sur d'immenses forêts
Son blanc manteau dont le ballet incessant de flocons mourait en larmes sur les bruyères
La sève automnale dégorgeait, à l'agonie, son dernier goutte-à-goutte
Laissant une nature abîmée à ses tourments
Se tordre de douleur en sens inverse, en voûtes
La brume matinale conservait un goût de rêve inattendu
Un gouffre d'ombres stériles de Décembre
Qui, résigné, s'évaporait tel un ange déchu
Un bal de charognards assourdissant crevait l'horizon
Portant à écho
Le chant douloureux de la nouvelle saison.
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© WizorNaghal

Une vision bien morbide du passage de l'automne à l'hiver, vécu comme une lente agonie, le nom en grec représentant le Vend du Nord me fait penser à une tragédie, vouer à se répéter sans fin, un cycle de douleur infini.
RépondreSupprimer@Rémi, tout d'abord merci pour ce commentaire fort bien développé. Effectivement la "vision morbide" est souvent le style de réflexion et d'écriture que j'aime adopter.
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