Dans son royaume céleste il est le gardien
Il règne sur d'innombrables plaines verdoyantes où les ifs et les cieux s'étreignent en symbiose
Il se livre souvent à un bien étrange ballet aérien
L'œil vif et perçant, à travers l'épais écrin qui l'obstrue, cherche la vie sur le sol
Il voit tout. Là où nul regard de Sapiens ne peut s'étendre
Nul besoin de repères, de boussole
L'aigle majestueux, aux serres acérées, s'en va se nicher sur son trône noir-ébène
Il sent tout. L'air frémissant qui bruisse gracieusement les extrémités de ses rémiges
Et dont le fier glatissement scande l'ardent réveil en rengaine
Trahit par son battement d'aile infidèle
Il remonte et descend en spirales imparfaites
D'où s'échappent quatre plumes couleur de nuit
Transperçant en trouées, un monde de soies, un monde de voiles
Tissé entre deux frênes qu'une arachnide, fébrile, capture et rentoile sans un bruit
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© WizorNaghal

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